Et puis… Ecouter
Quel est l’homme, quel est l’ange
Qui aura le don de faire taire
Tous les glas qui sonnent ?
Qu’il nous donne en échange
Les chants, les rires et les airs
Les cris des petits d’hommes
Les adieux sur le quai d’une gare
Ne sortiraient plus
Du fin fond des mouchoirs
Les discours en l’honneur du départ
Ne quitteraient plus
Le noir des tiroirs
Et puis
Tout reprendre à l’endroit
précis
Où s’est perdue ta voix
Comme si
cet envers de vie n’était
pas en moi
Et puis
Tout remettre à l’endroit
Comme si
Tout était toujours là
Comme si
Cet enfer de vide en moi n’existait
pas
N’existait pas
Quel mélo, quel mélange
saura inventer un amour
A l’épreuve des balles
Un secret qu’on échange
Et s’enlacer pour toujours
Le nez dans les étoiles
Les ruptures et les idées
noires
N’abîmeraient plus
Le reflet du miroir
les fêlures dans une belle
histoire
n’atteindraient plus
le cœur de l’espoir
Et puis
Tout reprendre à l’endroit
précis
Où s’est perdue ta voix
Comme si
cet envers de vie n’était
pas en moi
Et puis
Tout remettre à l’endroit
Comme si
Tout était toujours là
Comme si
Cet enfer de vide en moi n’existait
pas
N’existait pas
Les adieux et les faux espoirs
disparaîtraient
tout au fond des mémoires
Les larmes et les mauvais départs
Se désoleraient
Au creux des mouchoirs
Et puis…
Carole Zalberg pour Berthier
Le sel Ecouter
J’ai dans la bouche un éclat
de toi
entre l’acre et la nacre
ce mélange-là
je le sens là tout autour
de moi
l’air entier s’y consacre
un nuage de toi
je n’ai même pas à revenir
entre les draps où tu t’étires
je respire
Le sel
le sel
de ton corps en eau
Le ciel
le ciel
au feu de ta peau
Le ciel
le ciel
de bas en haut
Le sel
le sel
comme un goût de trop
comme un goût de trop
J’ai dans le corps l’écho
de ta voix
qui blesse et qui caresse
ce mélange-là
je l’entends là tout autour
de moi
aux sillons qu’elle me laisse
une chanson de toi
je n’ai même pas à
revenir
entre les draps où tu t’étires
je respire
Le sel
le sel
de ton corps en eaux
Le ciel
le ciel
au feu de ta peau
Le ciel
le ciel
de bas en haut
Le sel
le sel
comme un goût de trop
comme un goût de trop
Je n’ai même pas à
revenir
entre les draps où tu t’étires
longtemps après que de ta
chair
ne restent plus que des chimères
je respire un air que tu remplis
de ta soie
je glisse à fleur de toi
même quand la pluie s’abat
sur moi
je reçois
encore un peu de toi
Le sel...
Carole Zalberg pour Berthier
Celles qui passent Ecouter
De quel côté marcher
?
De quel côté rêver
?
Comment faire pour avancer sans
dériver ?
Qui saura m’indiquer ?
De quelle rue m’élancer ?
Jusqu’à l’âme emmurée
de la cité ?
Chercher la vie sur les pavés
Une fleur vite échappée
laisser ses courbes me guider
à travers la fumée
Les pas de celles qui passent
Se mélangent à mon
cœur qui bat
Donnent le la
Les pas de celles qui passent
De-ci de-là tracent ma voie
Rythment mon pas
Par quel chemin passer ?
Par quels yeux regarder ?
Pour qu’une ville au ciel éteint
se laisse aimer ?
Qui saura m’éclairer ?
Qui saura me montrer ?
Les couleurs de la vie derrière
l’acier
Malgré la pluie chercher l’été
Au gré d’un parfum s’envoler
Dans un sourire trouver la clé
Se laisser emporter
Les pas de celles qui passent
Se mélangent à mon
cœur qui bat
Donnent le la
Les pas de celles qui passent
De-ci de-là tracent ma voie
Rythment mon pas
Pont :
Une mélodie dans le béton
S’élève et m’interdit
de tourner en rond
La beauté d’un pas qui répond
A mes questions
Carole Zalberg pour Zach