Il y a quelques mois, j'ai rencontré pour
la première fois des élèves de 3ème, dans un
collège de l'Est parisien. J'y allais, je l'avoue, avec la peur
au ventre car j'ignorais totalement à quelle sauce j'allais être
mangée. Aurais-je affaire à des gosses butés et maussades,
ou au contraire curieux, gais, impliqués? Aurais-je à débattre
de questions identitaires, voire à justifier mes positions et convictions?
C'était un plongeon dans le vide et je n'avais aucun moyen de m'y
préparer.
Dès mon arrivée dans la salle de
classe, j'ai été rassurée. Face à moi, des
enfants un peu gênés mais pour la plupart attentifs, bienveillants;
leurs questions étaient pertinentes, leurs remarques spontanées
et surprenantes. Bref, c'était passionnant.
Dès la deuxième séance, qui
se déroulait cette fois au CDI, mes peurs avaient disparu. Seul
demeurait le plaisir de l'échange.

Nous avions prévu trois séances en tout. Durant la deuxième nous avons lancé un travail d'écriture dont l'objectif était de "se mettre à la place de"...

Lors de la troisième séance, les élèves sont venus me lire leur texte les uns après les autres. Plus les minutes passaient et plus j'étais émue par ce qu'ils avaient imaginé pour certains, ou très courageusement livré pour d'autres.

Comme nous restions un peu sur notre faim, nous avons décidé d'une ultime séance pour lire les textes à voix haute et se dire au revoir dignement : avec croissants et chouquettes! Ces lectures ont été un cadeau merveilleux que je transmets ici avec leur accord à tous.
La rencontre vue
par les élèves.
(Jacques, Alexandre, Rémi, Razvan)
Agnès
Gabriel
Laszlo
Anne-Lise
Mateo
Bao Lam
Ebru
Maïa
Marie
Mélodie et Diarra
Elisa
Gwenaëlle
Malika