Après
une chaleur
lourde
sourde à tout
s’étire, lente, sous la peau
L’âme
un instant
est au repos
ne se glisse pas dehors
mais colle aux corps
s’y baigne de toi à moi
bien à l’étroit
Et je m’endors
Les fantômes
Défilent aujourd’hui
des visages bouleversés
supposés beaux
hantés plutôt
par un avant sacrifié
aux dérives
de la réforme
Du fond des yeux mornes
la mémoire des traits
inhumée vive
sous le désastre des outils
exhale un regret
que nul ne lit
L’heure creuse
C’est le matin
Café lové
au fond des mains
j’avale le silence,
étreins
le jour délavé
ses danses,
écoute loin
l’éveil des pavés
La maison, un désert
encore dérangé
des rires d’hier,
pleine de nuit
attend que je la prépare
aux heures de lumière
le retour en fanfare
des petites vies
Je goûte
à cette paix
de cristal cher
puis je le vivrai
mon temps sur terre
qui s’ajoute