Elle (moi quoi!)
© David Ignaszewski/Agence
Koboy
Elle, c’est Carole Zalberg. Elle se sent « Donneuse de mots », comme on donne le ton, le la ou la vie, comme on donne de soi. Après tant d'années passées à tourner autour du verbe, elle sait que c’est l’expression qui la définit le mieux. Donneuse de mots à ceux qui les interprètent où les habillent de musique, à ceux qui les lisent ou les entendent. Mots-cadeaux : fleurs secrètes ou bonbons fondants, miroirs troublants ou troublés, lames taillant dans le vif de l’âme, mots qui caressent ou mots qui piquent offerts à quiconque s’y retrouve.
Au commencement était l’écriture ; vitale mais seulement solitaire. L’auteur remplissait les pages en ne puisant qu’à l’intérieur d’elle-même. Et si les histoires qu’elle inventait ne parlaient que rarement d’elle, c’était encore et toujours une aventure intérieure. Son aventure très personnelle.
De ces voyages en solo sont nés des romans (La Morsure, inédit ; Léa et les Voix, Nicolas Philippe/ L'embarcadère, 2002 ; Les Mémoires d’un arbre, le cherche midi, 2002; Chez eux, Phébus, 2004; Mort et vie de Lili Riviera, Phébus, 2005; La Mère horizontale, Albin Michel, 2008 ; Le jour où Lania est partie, Nathan, 2008); un recueil de nouvelles : Les turbulences, inédit ; et un «monologue amoureux» : Une Histoire, paru en 2007 dans le recueil collectif « De B à Z » publié par le GREC (Université de Bari). Plusieurs de ses poèmes ont été publiés dans diverses anthologies et revues, quelques-uns traduits en roumain. D’autres paysages se dessinent…
Quand on lui proposa d’écrire des
chansons, ce fut comme si elle posait sa plume sur une terre neuve et moins
aride, la trempait dans une encre inconnue. Sur cette terre, tout voyage
d’écriture commençait par l’Autre. Il s’agissait de COMprendre, de COMpatir, de
COllaborer. Et la destination était une œuvre COMmune, une aventure COllective.
Cette aventure-là, elle s’y est embarquée
depuis en compagnie de BERTHIER (auteur compositeur interprète pop groovy à la
voix de miel épais, à l’univers hypnotique), de NORAZIA (qui mêle avec
virtuosité sa culture indonésienne aux sons les plus technoïdes), de JEAN-PAUL
ELYSEE (qui revisite en jubilant gospel, jazz et soul), de PASCAL LAFA (tombé
dans la potion soul, album : Pluie de lumière) et d’autres encore.
Collaboration tout aussi passionnante, née d’une rencontre sur Internet : durant six mois, Carole Zalberg et le photographe Gilbert Brun mènent un dialogue Photo/poème visible sur les blogs de leurs profils MySpace et exposé à la librairie La Terrasse de Gutenberg du 26 janvier au 19 février 2008.
Et la magie de ces histoires solitaires ou plurielles c’est que chacune d’entre elles forme à elle seule tout un monde – fruit singulier, unique, de tous ceux qui l’ont rêvé.

Sa classe de sixième à Maurice Ravel